Relaxation & Prévention

mieux vaut prévenir que guérir…

Guérir c’est recouvrer la santé quand elle se trouve en partie déséquilibrée, ce qui, grâce à la médecine, est possible dans la plupart des cas. Affirmer qu’on peut se prémunir de tout et conserver notre santé intacte est une absurdité ; la santé, comme tous les autres « paramètres » du vivant est soumise à des variations, à des heurts, à des épreuves… C’est avec cette équation qu’il nous faut vivre au mieux. Alors, quel intérêt de mettre en avant la prévention ?

Dans cet article de 2018 intitulé « La méditation dans le vieillissement : impact sur le bien-être, la cognition et le cerveau de la personne âgée » .1 les auteurs constatent certains faits.

[…] le vieillissement s’accompagne de modifications cognitives et cérébrales, ainsi que d’une diminution de la qualité du sommeil. Ces facteurs, associés à des symptômes de stress, d’anxiété ou de dépression, diminuent la qualité de vie des seniors et augmentent le risque de développer une démence telle que la maladie d’Alzheimer.
Face à ce constat et aux conséquences socio-économiques qui en découlent, des mesures favorisant un vieillissement en bonne santé et prévenant une perte d’autonomie deviennent des enjeux majeurs dans notre société.

[…] Le bien-être psychologique, encore très peu considéré dans les mesures de prévention sanitaire, jouerait pourtant un rôle protecteur dans le maintien de la santé, et prendrait davantage d’importance à un âge avancé où la prévalence des maladies chroniques est plus élevée.

[…] environ 50 % des personnes âgées ont des
problèmes de sommeil, tandis que la dépression touche
10 à 15 % des plus de 60 ans.

[…] Les changements cognitifs font partie du processus normal de vieillissement. Certaines fonctions cognitives sont préservées, telles que le langage et la mémoire sémantique, tandis que d’autres déclinent avec l’âge. Les fonctions les plus sensibles au vieillissement sont les fonctions exécutives, l’attention et la vitesse de traitement des informations.

[…] De façon générale, le vieillissement cognitif se caractérise par un maintien de l’intelligence cristallisée, c’est-à-dire les connaissances et l’expérience, et un déclin de l’intelligence fluide, c’est-à-dire le raisonnement et la résolution de problème.

[…] les différentes études ne permettent pas d’établir de liens de cause à effet directs de la méditation sur la cognition, le sommeil ou encore le cerveau. En effet, la méditation pourrait faire partie d’un système complexe comprenant les émotions, la cognition et le sommeil, qui s’influenceraient mutuellement. Par exemple, les émotions négatives telles que les symptômes anxieux ou dépressifs ont un impact négatif sur la structure du cerveau et sur la cognition ; leur diminution via un entraînement de méditation pourrait induire les améliorations cognitives observées dans les différentes études. 


.1 Moulinet Inès, Touron Edelweiss, Chételat Gaël, « La méditation dans le vieillissement : impact sur le bien-être, la cognition et le cerveau de la personne âgée », Revue de neuropsychologie, 2018/4 (Volume 10), p. 304-312. DOI : 10.3917/rne.104.0304.


Vers l’article (texte intégral) : https://www.cairn.info/revue-de-neuropsychologie-2018-4-page-304.htm


mieux vaut prévenir que guérir…

parce que nous ne sommes pas tout-puissants.

Les différentes études ne permettent pas d’établir de liens de cause à effet directs de la méditation sur la cognition, le sommeil ou encore le cerveau.

Effectivement, il est impossible d’établir ce lien mais est-ce nécessaire ? A mon avis, non : parce qu’aucune pratique n’offre de panacée. Les pratiques relaxantes s’intéressent aux ressentis, à l’observation et et à l’expérience vécue.

Ce qu’il y a de possible c’est un lien à construire, à entretenir, avec notre corps qui s’adresse à nous dans un langage que nous ne comprenons, trop souvent, qu’au travers des maux. La re-connaissance du corps par le ressenti de son mouvement le plus naturel, à savoir la respiration, c’est s’approprier son langage.

Il est évident qu’une écoute consciente ne peut pas être permanente, c’est la pratique régulière qui permet d’acquérir ce que j’appelle « bien veillance » : une attention plus grande à l’égard des messages qui nous sont adressés par notre corps.


L’atelier Relaxation & Prévention (en groupe ou en solo)
est construit autour de quatre thèmes.

Prendre soin des articulations (1h30mn)

Une articulation est la rencontre de deux extrémités osseuses recouvertes de cartilage. Les articulations participent donc activement à l’élaboration du mouvement. Les muscles qui les protègent produisent ce mouvement. Le liquide synovial est contenu dans une membrane qui tapisse l’intérieur des articulations. C’est le lubrifiant qui facilite le mouvement et garantit la santé de l’articulation.

Relaxation dynamique

  • expérimenter tension et détente musculaire
  • tension nécessaire et tension superflue
  • respirer (mouvement, rythme, son)
  • posture et ancrage

Des auto-massages pour alléger les tensions
et favoriser la souplesse des articulations

Un temps de respiration consciente (relaxation au repos)

Amplitude de la capacité respiratoire (1h30mn)

La respiration est le mouvement intérieur de notre corps tout entier. L’observer c’est explorer les espaces possibles d’accroissement et d’amplitude.
Prendre le temps de mieux respirer aide à détendre les muscles, permet une meilleure oxygénation du sang et des organes, diminue notre tension artérielle et renforce nos défenses immunitaires.

Respiration pulmonaire et claviculaire (respiration haute)

  • relâchement du buste
  • relâchement des épaules
  • amplitude respiratoire
  • le geste accompagne

Respiration abdominale

Un préambule (auto-massage de la zone du diaphragme, puis de l’abdomen) facilite l’accès en douceur à cette respiration essentielle.

Liée au repos et au sommeil, elle est notre meilleure alliée pour apaiser les conséquences physiques de l’anxiété et du stress (boules au ventre, plexus et gorge).
Pratiquée le soir elle favorise l’endormissement et un sommeil plus serein.
La respiration abdominale permet un massage interne des organes qu’il contient : estomac, intestins, foie, vésicule biliaire, pancréas, rate, reins).

Un temps de respiration consciente (relaxation au repos)

Concentration, coordination & couleurs

La concentration peut s’entretenir de beaucoup de façons différentes… J’utilise les couleurs pour la respiration et les visualisations. La visualisation, l’utilisation des couleurs permet également d’exercer notre créativité par l’imaginaire.

Respiration pulmonaire et abdominale en couleur.

La concentration s’exerce avec des outils imaginaires : un « curseur » de nuances, un pinceau sur un mur blanc, un objet coloré dont on modifie la teinte…

Fonction des couleurs

La peau est un organe protecteur, régulateur thermique et perceptif.
Les couleurs chaudes : réchauffer, contenir, adoucir…
Les couleurs froides : rafraîchir, alléger…
bien évidemment, chacun d’entre nous possède ses propres représentations
ces notions sont courantes mais ne sont pas une vérité.

  • le jaune et l’orangé évoquent chaleur et lumière.
  • le bleu se décline entre eau fraîche et ciel dégagé.

Un temps de relaxation avec visualisation

Autour du Sommeil
Repos & Gestes lents

S’il y a une notion essentielle en relaxation, c’est celle de la récupération de l’énergie dépensée. Encore faut-il percevoir ce besoin. La concentration qui s’égare et s’éparpille est un signe courant de ce besoin.

Faire une pause n’est jamais une perte de temps, c’est ce qui permet de revenir dans l’agir.

Prendre des temps de repos favorise également le retour d’un sommeil réparateur.

Il ne s’agit donc pas de sommeil prolongé, mais de moments choisis
(courte sieste < 30mn, respiration abdominale consciente, respiration contrôlée)

Prendre un temps de repos : la respiration « en carré »

Sur quatre temps, inspiration, rétention, expiration, rétention
cette respiration contrôlée permet d’approfondir
concentration et synchronisation.

Pour préparer cette respiration complexe, la respiration abdominale est adéquate, parce que naturellement plus régulière.

L’ajout d’une couleur à cette respiration augmentera l’effet désiré (couleur claire pour l’apaisement, plus foncée pour l’énergie).

Les gestes lents
essentiels pour détecter les tensions « d’avant douleur »

La relaxation dynamique permet d’harmoniser le geste avec la respiration. Dans la lenteur, inspirée de « la conscience du geste » de la méthode Feldenkrais, le ressenti se précise et s’affine au point qu’on peut détecter les endroits où le corps fait tension.

Pourquoi ? Pour ne pas dépasser ce point de tension. Continuer le mouvement c’est augmenter la tension vers le point critique (début de douleur), ce qui est inutile et antinomique de la relaxation.

Le mouvement existe, même tout petit, il est suffisant pour être ressenti. Le relâchement du geste et de la respiration (phase expiration) permet au corps d’enregistrer progressivement (dans la répétition) un mieux-être à l’endroit de cette tension. Ce qui a pour effet de la diminuer.

Un temps de relaxation avec visualisation
Étirement de la voûte plantaire et du dos en préambule (s’endormir et se réveiller en douceur)


La promenade reste un excellent moyen de se détendre. Marcher détend les épaules et entretient les articulations. Le regard mobilisé par le paysage libère la nuque de ses crispations.


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